Publié le 21 Juillet 2011

LES VACANCES

 

DEFINITION :

 Ce nom vient de vacant, du latin vacans, participe passé du verbe vacare :

- être libre, inoccupé, vacant (par exemple une place, une maison...)

- être inoccupé, oisif (avoir du temps libre)
vacuus (adjectif) : vide, inoccupé, libre

vacui dies : jours de loisirs

vacatio (-onis) : exemption, dispense
vacuitas : espace vide ; absence de quelque chose, d'où : vacuité

La vacance d'une charge, c'est une charge sans titulaire (un poste vacant)

Les vacances désignent à l'origine la période pendant laquelle les élèves cessent leurs études, puis les jours de vacances désignent les jours où l'on interrompt le travail pour se détendre.

Le latin vacare a donné en français vaquer :
vaquer (à), c’est s'occuper à faire quelque chose : je vais vaquer à peindre (je vais occuper mon temps libre, week-end, RTT, congés..., à peindre)
vaquer, c'est aussi suspendre ses fonctions, être en vacances : je vais vaquer tout le mois d'août !

En ancien français, un vacant désigne un oisif, une personne en vacances (ce sens a aujourd'hui disparu). Aujourd'hui, un vacancier désigne l'estivant : le vacant estival !

Les vacances ont remplacé les vacations : cependant ce terme subsiste aujourd'hui dans le domaine du droit : les vacations désignent les vacances judiciaires, c'est à dire la période pendant laquelle les tribunaux interrompent leurs travaux.

Quel bonheur d'être "en vacations" !

C'est ce terme qu'emploie l'espagnol : estar de vacaciones.          

 

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ORIGINE :

En Europe, les grandes vacances désignent, depuis le XIXe siècle, la plus longue

période de vacances scolaires et désignent généralement aujourd'hui les mois de juillet   et d'août.

En effet, ce sont les deux mois les plus chauds de l'année, et la période des moissons qui nécessitaient auparavant la présence des enfants auprès de leurs parents dans les champs pour les travaux agricoles Elles désignent maintenant, et ceci depuis la seconde moitié du XXe siècle, les vacances d'été par l'avènement des congés payés et leur conséquences touristiques

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Sujet d’actualité en ces mois, « les grandes vacances » sont depuis la quatrième    République au cœur du débat éducatif. A l’origine, les vacances rimaient avec les   principales manifestations religieuses du catholicisme, à l’exception des grandes       vacances qui étaient liées aux activités rurales.

En effet, dès 1231, le pape Grégoire II accordait des vacances pour les travaux       agricoles. Ces vacances, qui ne devaient pas excéder un mois, portaient le nom          bien significatif de « vendanges ». En réalité, chaque établissement, chaque école    appliquait divers systèmes de vacances. L’ensemble des jours de congés scolaires indiscutablement ancré dans la vie religieuse suivait le calendrier des fêtes religieuses chrétiennes. Ces vacances avoisinaient 80 jours annuels. La Révolution et l’Empire  édictèrent une réglementation unifiant les congés scolaires sur l’ensemble du territoire français.

Au cours du XIXe siècle, les congés scolaires vont peu à peu grignoter le temps de    présence à l’école. Ainsi, en 1800, les seules vacances accordées commençaient le 5 août, pour se terminer le 20 septembre. Ces vacances correspondaient à l’aide que  les enfants devaient apporter lors des vendanges et de la moisson. Il faudra attendre 1860 pour que Napoléon III accorde 5 jours de vacances supplémentaires pour les  fêtes de Pâques.

La IIIe République uniformise les congés scolaires des premier et second degrés        (écoles, collèges et lycées) par un arrêté en date du 11 février 1939 :

Ces 10 semaines de congés accordées en été exauçaient les voeux des populations paysannes. En 1950, 49% de la population française exerçait encore une profession     rurale. La moisson et les vendanges s’étalaient d’août à la fin septembre et exigeaient la présence de nombreux bras, dont ceux des adolescents scolarisés.

Cependant, l’instauration des congés payés, la grande victoire du mouvement ouvrier  de 1936, bouleverse complètement la belle ordonnance du calendrier scolaire.

En effet, à partir 1955, avec l’aisance économique accompagnant « les trente glorieuses », de très nombreuses familles salariées partent régulièrement en vacances dès le 1er juillet, désorganisant l’agencement de la fin de l’année scolaire située entre le 1eret le 15 juillet.

L’école doit suivre le mouvement amorcé. Dès 1960, la rentrée est avancée au 16 septembre et le début des grandes vacances est fixé au 28 juin en 1961. C’est           alors que les grandes vacances atteignent leur maximum, 10 semaines de congé. La population agricole étant encore importante, et la petite paysannerie ayant toujours    besoin de l’aide des adolescents, la circulaire fixant le calendrier scolaire de l’année 1960/1961 précise qu’il est prévu des autorisations d’absences entre les 15 et 30    septembre accordées par l’Inspecteur d’académie, sur demande des personnes  responsables, aux enfants ayant au moins douze ans qui sont occupés aux travaux  agricoles (article 5, loi du 28 mars 1882), dans les départements viticoles compte      tenu des travaux de vendanges (Circulaire du 19 septembre 1960).

Depuis 1981, les vacances se déchristianisent, les jours de congés liés au Mardi gras, deviennent les vacances d’hiver, celles de Pâques prennent la dénomination de        vacances de printemps.

Sous l’impulsion des mouvements pédagogiques qui exigent un rééquilibrage des     vacances scolaires, « les grandes vacances » devenues « les vacances d’été »           vont être amoindries (2 semaines de moins) au profit des vacances de la Toussaint, 10 jours accordés de la fin octobre au 2 novembre, et d’hiver, 2 semaines reparties  entre février et mars suivant les académies. Les deux semaines de vacances de septembre disparaissent définitivement avec l’extinction de la petite paysannerie française.

Cette nouvelle répartition suggérée au temps du ministère d’Alain Savary (1981/1984), repris par Jack Lang (1992/1993), tient compte, non seulement de l’intérêt des élèves, de la disparition du travail aux champs des adolescents, mais aussi des intérêts     subtilement liés au tourisme. En effet, les mois de juillet et d’août ne peuvent être entamés sans risques de protestation des corporations professionnelles ayant des activités touristiques d’été, d’où le maintien des 8 semaines de congés d’été. En outre, les vacances d’hiver, anciennement liées au Mardi gras, ont permis le développement des stations d’hiver.

En conclusion, « les grandes vacances » liées aux activités agricoles de la France      du XIXe siècle et de la première partie du XXe siècle sont devenues « les vacances d’été » liées aux congés payés et aux activités touristiques depuis la seconde moitié du XXe siècle et en ce début du XXIe siècle. Cette évolution sémantique accompagne en ce domaine, comme en d’autres, une profonde transformation sociologique.

             

 

 

           

          

LES CONGES PAYES

                    

L’idée de vacances payées naquit dans les années 1920. En France, il existe des        exemples d'initiatives à cette époque. L’expérience initiée au sein du journal              « L’information », (quotidien politique économique et financier parisien) le montre : son directeur technique, J.J. Durand, syndiqué de longue date, obtenait de l’administration du journal, dès 1922, l’octroi de vacances payées au personnel,   démontrant que la solution était avantageuse pour tout le monde. Léon Blum écrivait alors des articles pour « L’Information » et découvrit cette initiative qui l’intéressa    vivement. Ce fut sans doute l'un des germes de cette révolution culturelle que fut la  création des congés payés.          

La victoire du Front populaire aux élections législatives du 3 mai 1936 provoqua un élan de revendications chez les travailleurs. Ils lancèrent un mouvement de grève et d'occupation d'usines à travers toute la France, impliquant près de 2 millions de    travailleurs. Ces grèves, paralysant tout le pays, entraînèrent l'ouverture de négociations avec le patronat sous la tutelle du nouveau gouvernement. Elles aboutirent tout d'abord   aux Accords de Matignon, puis à la création des congés payés. 

  

                 

Fixés à quinze jours à l'origine, les congés payés minimum obligatoires n'ont cessé de s'allonger par l'action législative : de deux semaines en 1936, ils passent à 3 en 1956puis à 4 en 1968 et enfin à 5 semaines en 1982.          

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JE VOUS SOUHAITE D'AGREABLES VACANCES(Même pour les copains retraités)!!!

 

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Rédigé par eetat3.over-blog.com